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L'association "Vent Contraire" a pour but de s'opposer au projet d'implantation de 8 éoliennes de 150m de haut sur le territoire d’Oreye. Ce projet insensé menace lourdement notre environnement et le cadre de vie des riverains. Les villages de Bergilers, Lantremange, Pousset et Hodeige seront particulièrement défigurés. Vu la démesure de ce projet, les impacts s’étendront à tous les villages de la région : Lens-sur-Geer, Grandville, Oreye, Fize-Le-Marsal, Thys,  Lamine, Momalle, Remicourt, Oleye, Bleret….

Ce projet irresponsable est avalisé par une étude d’incidences partisane, lacunaire et bâclée. Nous l’avons lue pour vous. 

Voir notre critique



Dernières infos

  • 14 novembre 2010

Le Ministre Henry refuse le permis pour l’installation de 8 éoliennes à Oreye

Rétroactes d’un long dossier :

  • Le dossier a officiellement débuté le 6 décembre 2007 avec la troisième réunion d’information préalable.
  • L’enquête publique a été clôturée le 13 janvier 2009.
  • Le 17 mars 2009, les fonctionnaires en charge du dossier à la région wallonne  ont refusé l’octroi d’un permis unique pour l’installation et l’exploitation des huit éoliennes d’Oreye.
  • Le 17 août 2009,  le ministre Henry a cassé la décision des ses fonctionnaires et a accordé un permis pour 4 des 8 éoliennes.
  • Le  29 avril 2010, le Conseil d’Etat a annulé la décision ministérielle.
  • En date du 3/6/2010 le promoteur a déposé un complément d’étude d’incidences supposé répondre aux critiques du Conseil d’Etat.
  • Le 13 octobre, le Ministre Henry, appelé à reprendre une décision, refuse l’ permis pour l’implantation de 8 éoliennes à Oreye

Les différentes étapes de ce dossier confirment les nombreuses objections que nous avons émises sont tout à fait fondées. Des éoliennes n’ont tout simplement pas leur place sur le site envisagé. Le projet était totalement irréaliste et insensé.


  • 17 mai 2010

Le  Conseil d'Etat dit Non  aux éoliennes d'Oreye


Ainsi donc le Conseil d’Etat a donné raison au comité de  riverains qui s’opposait à l’installation d’un parc éolien à Oreye. C’est une véritable saga qui s’achève au terme de plus de deux ans de débats acharnés. Dès le début du dossier, le promoteur Air Energy, qui prétendait pourtant qu’il s’agissait d’un site très favorable, avait eu bien des difficultés à localiser son projet, c’est dire la crédibilité qu’on pouvait lui accorder. Méconnaissant complètement l’environnement du site, le promoteur dut ainsi s’y reprendre à trois fois pour tenir la réunion d’information préalable requise par la réglementation wallonne.

Après la procédure d’enquête publique organisée à la sauvette pendant les vacances de Noël 2008, les avis négatifs s’abattirent en masse sur le projet.  Ceux qui avaient pris la peine d’étudier le dossier en profondeur ne se laissèrent pas abuser par une étude d’incidences partisane et bâclée, payée par le promoteur. C’est ainsi que dans les rangs du « non », outre bien sûr les riverains, on trouve notamment la Division Nature et Forêt, Belgocontrol, Natagora, la Commission Régionale d’Aménagement du Territoire et les communes de Crisnée, Remicourt et Waremme. La commune d’Oreye, alléchée par des promesses financières du promoteur, avait émis un avis positif moyennant le respect de trois conditions qui n’ont jamais été remplies..

Fort logiquement, en mars 2009 les fonctionnaires de la région Wallonne refusèrent purement et simplement l’octroi du permis pour les huit éoliennes envisagées. Le promoteur introduisit ensuite un recours auprès du Ministre Régional, lequel, à peine nommé, désavoua son administration et accorda un permis pour quatre des huit éoliennes. Nous avons la faiblesse de penser que sa décision relevait plus d’une approche écolo- dogmatique que d’une analyse objective.

C’est cette décision du Ministre Henry que le Conseil d’Etat vient d’annuler le 4 mai dernier.

Qu’on nous comprenne bien : nous ne sommes pas opposés aux énergies renouvelables. Nous pensons cependant qu’il est absurde de vouloir lutter contre le réchauffement climatique global si c’est pour provoquer une véritable catastrophe écologique et environnementale  sur le plan local. Car c’est bien de cela qu’il s’agissait. Comme nous l’avons largement démontré, les contraintes et les risques étaient trop nombreux : outre l’impact paysager et la trop grande proximité des maisons, ces engins de 150 mètres de haut auraient menacé la réserve naturelle et mis en danger la sécurité aérienne en perturbant les radars de Bierset. Enfin, vouloir ériger de tels engins sur un sol instable miné par de nombreuses galeries de phosphate frisait l’irresponsabilité.

Fallait-il mettre l’équilibre naturel en péril et jouer avec la sécurité des riverains pour une solution tellement dérisoire sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique ? Nous ne le pensons pas ! Jugez plutôt : selon les chiffres optimistes du promoteur, les 4 éoliennes auraient permis de réaliser une économie annuelle de 10 mille tonnes de CO2, ce qui est une goutte d’eau dans l’océan quand on sait, par exemple, que la réouverture du haut fourneau B à Ougrée nécessite  un quota d’émission de 12 millions de tonnes de CO2 jusqu’en 2012 !

Non, ce projet de turbines éoliennes n’avait rien d’écologique. Il n’était que l’illustration d’une pure spéculation financière favorisée par un effet pervers du système des certificats verts qui permet à des promoteurs sans scrupules  de réaliser un enrichissement considérable en un  temps record alors que la facture du consommateur augmente irrémédiablement.

Avec la sage décision du Conseil d’Etat, le bon sens a prévalu sur le dogme et l’appât du gain.



  • 26 octobre 2009

Recours déposé au Conseil d’Etat !

Une décision surprenante du Ministre Ecolo Philippe Henry.

En mars dernier, le fonctionnaire délégué  de la Région Wallonne se rangeait à nos nombreux arguments et rejetait la demande d’installation de  8 éoliennes à Oreye. Le promoteur Air Energy introduisait ensuite un recours auprès du Ministre de l’Energie. Dans l’intervalle, suite aux élections régionales, le Ministre de l’Energie, le CdH André Antoine cédait  sa place à l’Ecolo Philippe Henry. C’est donc ce dernier qui, contre toute attente, a cassé la décision de ses fonctionnaires et accordé un permis pour  4 des 8 éoliennes, soit celles  situées le plus à l’ouest. Il justifiait sa décision par le fait  que celles-ci sont les plus éloignées de l’aéroport de Bierset. Le risque  de perturbation des radars serait ainsi limité, alors qu’il existerait toujours un danger  pour  les 4 éoliennes situées plus à l’est dans la direction de Liège, ce qui expliquerait le maintien du refus pour ces dernières.

Nous avons donc décidé d’introduire un recours au Conseil d’Etat contre cette décision ministérielle.

Sans entrer ici dans les détails de l’argumentation juridique, nous nous étonnons  que le Ministre  ait passé sous silence les  nombreux problèmes autres que ceux causés par la perturbation des radars de Bierset.

  • La trop grande proximité des zones d’habitat dont le nombre d’habitants a été scandaleusement sous-estimé par l’étude d’incidences.
  • Les atteintes  aux caractéristiques architecturales et patrimoniales de la région.
  • La situation des éoliennes dans une zone d’exclusion de la Défense Nationale.
  • Les menaces sur la biodiversité et en particulier sur l’avifaune vu la proximité de la réserve naturelle d’Oreye.
  • La sous-estimation de l’impact visuel par l’auteur de l’étude d’incidences.
  • Les dangers liés à l’axe routier parallèle à l’autoroute (rue des sorbiers).
  • Les problèmes liés à la stabilité du sous-sol alors qu’aucune garantie ne peut être offerte par les promoteurs. Nous avons, hélas, pu constater qu’une grue s’était effondrée  lors de la mise en place des éoliennes de Berloz.

Un mépris pour les différents avis.

Nous n’étions pas les seuls à nous opposer à ce projet. Les avis négatifs sont nombreux :

  • L’avis négatif de plus de 1.000 personnes qui se sont manifestées dans une pétition.
  • Les avis négatifs de plus de 200 personnes qui ont pris la peine d’envoyer une lettre de réclamation.
  • Les avis négatifs des communes de Remicourt, Crisnée et Waremme.
  • L’avis négatif de Natagora
  • L’avis négatif de la Commission Régionale  d’Aménagement du Territoire
  • L’avis défavorable du Département Nature et Forêt
  • L’avis défavorable  de la direction générale du transport aérien
  • L’étude et la carte  Feltz qui situent Oreye en zone d’exclusion.
  • La décision négative des fonctionnaires en charge du dossier

La décision du Ministre ne nous paraît pas objective et fondée. Elle semble plus relever d’une position purement idéologique.

Un pouvoir  arbitraire ?

Nous venons d’avoir la confirmation  que le site éolien d’Oreye se trouve en  zone d’exclusion sur base de la carte Feltz   Monsieur Feltz est un professeur de la faculté de Gembloux à qui le gouvernement précédent avait demandé de dresser une carte des sites potentiellement favorables pour l’éolien  en région wallonne. A contrario, la carte Feltz indique également quels sites se situent en zone d’exclusion. Cette carte n’est pas accessible au public mais la procédure en cours nous a permis de voir qu’Oreye se trouve en zone d’exclusion pour 5 motifs différents qui correspondent à ceux que nous avions mis en avant.

Dans sa décision, le ministre Henry se contente de dire que la carte Feltz n’a pas de caractère contraignant. Il utilise cette carte à sens unique  en  la brandissant  quand cela l’arrange et en la réfutant quand cela ne lui convient pas.  Cela laisse la place au pouvoir arbitraire. Pourquoi ne veut-on pas tenir  compte d’une étude universitaire  indépendante alors qu’on fait une confiance aveugle aux études orientées, payées par les promoteurs ? Nous avions  par ailleurs  démontré  les lacunes et le caractère partisan de l’étude d’incidences.

Merci aux  petits copains ?

On peut penser  que Madame Annabelle Jacquet, chef de la cellule Energie du cabinet du Ministre Henry, a  participé à cette décision.  Madame Jacquet était jusqu’en juin, secrétaire générale d’ Edora, le lobby des industriels de l’éolien. Cette association  a été fondée par Frédéric Dawans qui en est encore administrateur. Or Fréderic d’Awans est un des deux patrons d’Air Energy, le promoteur du projet éolien d’Oreye. Monsieur Dawans et Madame Jacquet se connaissent donc  très bien. Ils ont milité ensemble. Nous constatons, sans plus, que, dans le dossier d’Oreye, le cabinet ministériel qui emploie Madame Jacquet a rendu une décision favorable à Monsieur Dawans.

A qui profite le crime ?

Pas à l’environnement rural qui sera massacré.

Pas à la lutte contre le réchauffement climatique. L’apport de 4 éoliennes qui ne produisent de l’électricité que pendant 20 à 25 % du temps est dérisoire et ne justifie pas les atteintes à l’environnement. L’économie annuelle de C02 sera inférieure à la production générée par un seul Grand-Prix de Francorchamps.

Pas au consommateur qui verra sa facture s’alourdir pour financer les certificats verts généreusement accordés au promoteur.

Une fois de plus, cette installation sera tout profit pour les promoteurs privés dont 80% des revenus sont subsidiés via le mécanisme des certificats verts. Il  n’est donc pas étonnant qu’ils  soient prêts à tout pour implanter des éoliennes n’importe où et n’importe comment dans le seul espoir d’empocher un véritable jackpot sans commune mesure avec le rendement  du projet. Jugez plutôt, crée seulement en 2001, la petite société Air Energy, exploitant seulement quelques  éoliennes,  a été revendue avec fracas en 2008 permettant à leurs patrons Messieurs Regout et à Dawans d’encaisser respectivement  42 et 63 millions d’Euros ! C’est beaucoup mieux que les bonus et les parachutes dorés des traders.

  • 30 mars 2009

Permis refusé pour le parc éolien d’Oreye.
 

Le fonctionnaire  technique et le fonctionnaire délégué du SPW (Service Public de Wallonie) viennent de refuser la demande de permis unique tendant à implanter un parc éolien à Oreye.

Les motivations de ce refus sont accablantes pour les promoteurs et pour la commune d’Oreye qui s’était montrée favorable au projet dans l’espoir de bénéficier d’un intéressement financier. Un mauvais projet au départ ne pouvait devenir bon par le seul fait d’une spéculation mercantile.

La décision de refus se fonde sur :

  • La perturbation des radars de l’aéroport de Bierset avec les risques que cela implique pour la sécurité aérienne.
  • La situation des éoliennes dans une zone d’exclusion de la Défense Nationale.
  • Les menaces sur la biodiversité et en particulier sur l’avifaune vu la proximité de la réserve naturelle d’Oreye.
  • La sous-estimation de l’impact visuel par l’auteur de l’étude d’incidences.
  • Les problèmes liés à la stabilité du sous-sol alors qu’aucune garantie ne peut être offerte par les promoteurs.

Toutes ces déficiences  graves  avaient été dénoncées  par le comité de riverains qui se réjouit d’en trouver une confirmation dans la décision des autorités compétentes.  Faut-il rappeler que ces arguments solides avaient été traités avec beaucoup de légèreté, voire de mépris,  tant par les promoteurs que par l’administration communale d’Oreye qui, pour toute réponse, avaient accusé les riverains d’être atteints du syndrome Nimby.

Le comité de riverains Vent-Contraire est bien entendu préoccupé par le réchauffement climatique et  encourage toutes les initiatives sérieuses visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Il s’est cependant  toujours opposé au projet aberrant de parc éolien d’Oreye qui  était, par sa démesure et sa localisation, le parfait exemple du développement anarchique de l’éolien industriel orchestré par des promoteurs  dont la seule motivation est l’appât d’un gain rapide sans aucune démarche  écologique crédible.

Il est probable que les promoteurs s’acharnent dans leur volonté d’imposer à tout prix ce projet destructeur. Ils introduiront vraisemblablement un recours auprès du Ministre Antoine. Le comité de riverains ne doute pas que le Ministre  prendra la seule décision qui s’impose au vu des objections déterminantes à l’encontre d’un dossier particulièrement faible.



  • Réunion du 12 janvier

Vous avez été très nombreux à venir manifester votre opposition au projet lors de la réunion de clôture d’enquête publique organisée par la bourgmestre d’Oreye ce 12 janvier.

Nous vous remercions vivement pour votre présence massive et pour les marques de sympathie que vous nous adressées. Cela nous encourage à continuer notre combat pour que le bon sens triomphe.

Vous  avez clairement démontré que la population était hostile à ce projet insensé.

Les promoteurs du projet n’ont pas réussi à  vous convaincre. Vous leur avez dit clairement que vous n’étiez pas dupes.

Nous avons beaucoup apprécié l’intervention de Monsieur Heyne, bourgmestre de Remicourt. Après s’être étonné du dépôt du dossier pendant la période des fêtes, il a souligné les faiblesses de l’étude d’incidences et  a remarquablement fait la synthèse des nombreux problèmes : menaces sur le milieu biologique, proximité des habitations, risques liés au sous-sol et risques pour la sécurité aérienne en raison de la proximité du radar de l’aéroport de Bierset.

Lorsqu’il a conclut en disant qu’il proposerait au conseil communal de Remicourt de rendre un avis négatif, le public s’est levé pour l’applaudir longuement.

La bourgmestre d’Oreye continue quant à elle d’ignorer superbement l’avis de la population .Elle s’est refusée à donner  un avis qu’elle juge prématuré, alors que le dossier est en cours depuis plus d’un an. Elle a clôturé la séance en laissant entendre qu’elle ferait une proposition financière à Air Energy. Doit-on comprendre qu’elle s’apprête à vendre son village ?

  • Natagora

Nous apprenons que Natogora, l’association de protection de la nature, vient de demander  le retrait des éoliennes 4, 5 et 6 dans le seul but de protéger le milieu biologique et les espèces animales attirées par les décanteurs d’Oreye. (http://www.natagora.be)


Le saviez-vous...

  • La taille de "nos" éoliennes est de 150 m, ce qui correspond à un immeuble de 44 étages.
  • Plus de 2.600 personnes  se trouvent dans un périmètre de 1.500 mètres, soit en dessous de la distance de sécurité recommandée par l'académie de médecine française.
Pour plus d'informations, nous vous invitons à vous rendre dans notre rubrique "Documents".


Mises à jours

  • 14/01/2008 : Lancement du site. 
  • 23/01/2008 : Mise à jour. Enfin notre nom de domaine : http://www.vent-contraire.net. Nouveaux documents, nouvelles photos ! Les dates des réunions d'informations sont disponibles.
  • 18/02/2008 : Entre diverses modifications, la rubrique "Documents" devient plus conséquente et s'établit en différentes catégories.
  • 01/04/2008 : Modifications mineures.
  • 22/12/2008 : Notre site reprend du service suite au dépôt officiel du projet.
  • 26/12/2008 : Analyse de l'étude d'incidences : 4 chapitres sont disponibles.
  • 01/01/2009 : L'analyse de l'étude d'incidences est entièrement disponible.
  • 17/01/2009 : Compte rendu de la réunion du 12 janvier. Avis de Natagora.