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L'association "Vent
Contraire" a pour but de s'opposer au projet d'implantation
de 8
éoliennes de 150m de haut sur le territoire d’Oreye.
Ce projet insensé menace lourdement notre environnement et le cadre de vie des
riverains. Les villages de Bergilers, Lantremange, Pousset et Hodeige seront particulièrement défigurés. Vu la
démesure de ce projet, les impacts s’étendront à tous les villages de la
région : Lens-sur-Geer, Grandville, Oreye, Fize-Le-Marsal, Thys, Lamine, Momalle, Remicourt, Oleye, Bleret…. Ce projet irresponsable est avalisé par une étude d’incidences partisane, lacunaire et bâclée. Nous l’avons lue pour vous. |
Le Ministre Henry refuse le permis pour l’installation de 8 éoliennes à Oreye Rétroactes d’un long dossier :
Les différentes étapes de ce dossier confirment les nombreuses objections que nous avons émises sont tout à fait fondées. Des éoliennes n’ont tout simplement pas leur place sur le site envisagé. Le projet était totalement irréaliste et insensé.
Le Conseil d'Etat dit Non aux éoliennes d'Oreye Ainsi donc le Conseil d’Etat
a donné raison au comité de riverains
qui
s’opposait à l’installation d’un parc
éolien à Oreye. C’est une véritable saga
qui s’achève au terme de plus de deux ans de débats
acharnés. Dès le début du
dossier, le promoteur Air Energy, qui prétendait pourtant
qu’il s’agissait d’un
site très favorable, avait eu bien des difficultés
à localiser son projet,
c’est dire la crédibilité qu’on pouvait lui
accorder. Méconnaissant
complètement l’environnement du site, le promoteur dut
ainsi s’y reprendre à
trois fois pour tenir la réunion d’information
préalable requise par la
réglementation wallonne. Après la procédure d’enquête
publique organisée à la sauvette pendant les vacances de Noël 2008, les avis
négatifs s’abattirent en masse sur le projet.
Ceux qui avaient pris la peine d’étudier le dossier en profondeur ne se
laissèrent pas abuser par une étude d’incidences partisane et bâclée, payée par
le promoteur. C’est ainsi que dans les rangs du « non », outre bien
sûr les riverains, on trouve notamment la Division Nature et Forêt,
Belgocontrol, Natagora, la Commission Régionale d’Aménagement du Territoire et
les communes de Crisnée, Remicourt et Waremme. La commune d’Oreye, alléchée par
des promesses financières du promoteur, avait émis un avis positif moyennant le
respect de trois conditions qui n’ont jamais été remplies.. Fort logiquement, en mars
2009 les fonctionnaires de la région Wallonne refusèrent purement et simplement
l’octroi du permis pour les huit éoliennes envisagées. Le promoteur introduisit
ensuite un recours auprès du Ministre Régional, lequel, à peine nommé, désavoua
son administration et accorda un permis pour quatre des huit éoliennes. Nous
avons la faiblesse de penser que sa décision relevait plus d’une approche
écolo- dogmatique que d’une analyse objective. C’est cette décision du
Ministre Henry que le Conseil d’Etat vient d’annuler le 4 mai dernier. Qu’on nous comprenne
bien : nous ne sommes pas opposés aux énergies renouvelables. Nous pensons
cependant qu’il est absurde de vouloir lutter contre le réchauffement
climatique global si c’est pour provoquer une véritable catastrophe écologique et
environnementale sur le plan local. Car
c’est bien de cela qu’il s’agissait. Comme nous l’avons largement démontré, les
contraintes et les risques étaient trop nombreux : outre l’impact paysager
et la trop grande proximité des maisons, ces engins de 150 mètres de haut auraient
menacé la réserve naturelle et mis en danger la sécurité aérienne en perturbant
les radars de Bierset. Enfin, vouloir ériger de tels engins sur un sol instable
miné par de nombreuses galeries de phosphate frisait l’irresponsabilité. Fallait-il mettre l’équilibre
naturel en péril et jouer avec la sécurité des riverains pour une solution tellement
dérisoire sur le plan de la lutte contre le réchauffement climatique ? Nous
ne le pensons pas ! Jugez plutôt : selon les chiffres optimistes du
promoteur, les 4 éoliennes auraient permis de réaliser une économie annuelle de
10 mille tonnes de CO2, ce qui est une goutte d’eau dans l’océan quand on sait,
par exemple, que la réouverture du haut fourneau B à Ougrée nécessite un quota d’émission de 12 millions de tonnes de
CO2 jusqu’en 2012 ! Non, ce projet de turbines
éoliennes n’avait rien d’écologique. Il n’était que l’illustration d’une pure
spéculation financière favorisée par un effet pervers du système des
certificats verts qui permet à des promoteurs sans scrupules de réaliser un enrichissement considérable en
un temps record alors que la facture du
consommateur augmente irrémédiablement.
Recours
déposé au Conseil d’Etat ! Une décision surprenante du Ministre Ecolo
Philippe Henry. En mars dernier, le
fonctionnaire délégué de la Région
Wallonne se rangeait à nos nombreux arguments et rejetait la demande d’installation
de 8 éoliennes à Oreye. Le promoteur Air
Energy introduisait ensuite un recours auprès du
Ministre de l’Energie. Dans l’intervalle, suite aux élections régionales, le
Ministre de l’Energie, le CdH André Antoine cédait sa place à l’Ecolo Philippe Henry. C’est donc
ce dernier qui, contre toute attente, a cassé la décision de ses fonctionnaires
et accordé un permis pour 4 des 8 éoliennes, soit celles situées le plus à l’ouest. Il justifiait sa
décision par le fait que celles-ci sont les plus éloignées de
l’aéroport de Bierset. Le risque de
perturbation des radars serait ainsi limité, alors qu’il existerait toujours un
danger pour les 4 éoliennes situées plus à l’est dans la
direction de Liège, ce qui expliquerait le maintien du refus pour ces
dernières. Nous avons donc décidé d’introduire un recours
au Conseil d’Etat contre cette décision ministérielle. Sans entrer ici dans
les détails de l’argumentation juridique, nous nous étonnons que le Ministre ait passé sous silence les nombreux problèmes autres que ceux causés par la
perturbation des radars de Bierset.
Un mépris pour les différents avis. Nous n’étions pas les
seuls à nous opposer à ce projet. Les avis négatifs sont nombreux :
La décision du Ministre
ne nous paraît pas objective et fondée.
Elle semble plus relever d’une position purement idéologique. Un pouvoir
arbitraire ? Nous venons d’avoir la
confirmation que le site éolien d’Oreye
se trouve en zone d’exclusion sur base de la carte Feltz Monsieur Feltz est un professeur de la
faculté de Gembloux à qui le gouvernement précédent avait demandé de dresser
une carte des sites potentiellement favorables pour l’éolien en région wallonne. A contrario, la carte
Feltz indique également quels sites se situent en zone d’exclusion. Cette carte
n’est pas accessible au public mais la procédure en cours nous a permis de voir
qu’Oreye se trouve en zone d’exclusion pour 5 motifs différents qui
correspondent à ceux que nous avions mis en avant. Dans sa décision, le
ministre Henry se contente de dire que la carte Feltz n’a pas de caractère
contraignant. Il utilise cette carte à sens unique en la
brandissant quand cela l’arrange et en la
réfutant quand cela ne lui convient pas.
Cela laisse la place au pouvoir arbitraire. Pourquoi ne veut-on pas
tenir compte d’une étude universitaire indépendante alors qu’on fait une confiance
aveugle aux études orientées, payées par les promoteurs ? Nous avions par ailleurs démontré
les lacunes et le caractère partisan de
l’étude d’incidences. Merci aux petits copains ? On peut penser que Madame Annabelle Jacquet, chef de la cellule
Energie du cabinet du Ministre Henry, a participé à cette décision. Madame Jacquet était jusqu’en juin, secrétaire
générale d’ Edora, le lobby des industriels de l’éolien. Cette association a été fondée par Frédéric Dawans qui en est encore
administrateur. Or Fréderic d’Awans est un des deux patrons d’Air Energy, le
promoteur du projet éolien d’Oreye. Monsieur Dawans et Madame Jacquet se
connaissent donc très bien. Ils ont milité
ensemble. Nous constatons, sans plus, que, dans le dossier d’Oreye, le cabinet
ministériel qui emploie Madame Jacquet a rendu une décision favorable à
Monsieur Dawans. A qui profite le crime ? Pas à l’environnement
rural qui sera massacré. Pas à la lutte contre
le réchauffement climatique. L’apport de 4 éoliennes qui ne produisent de
l’électricité que pendant 20 à 25 % du temps est dérisoire et ne justifie pas
les atteintes à l’environnement. L’économie annuelle de C02 sera inférieure à
la production générée par un seul Grand-Prix de Francorchamps. Pas au consommateur
qui verra sa facture s’alourdir pour financer les certificats verts
généreusement accordés au promoteur. Une fois de plus,
cette installation sera tout profit pour les promoteurs privés dont 80% des
revenus sont subsidiés via le mécanisme des certificats verts. Il n’est donc pas étonnant qu’ils soient prêts à tout pour implanter des
éoliennes n’importe où et n’importe comment dans le seul espoir d’empocher un
véritable jackpot sans commune mesure avec le rendement du projet. Jugez plutôt, crée seulement en 2001,
la petite société Air Energy, exploitant seulement quelques éoliennes, a été revendue avec fracas en 2008 permettant
à leurs patrons Messieurs Regout et à Dawans d’encaisser respectivement 42 et 63 millions d’Euros ! C’est
beaucoup mieux que les bonus et les parachutes dorés des traders.
Permis
refusé pour le parc éolien d’Oreye. Le
fonctionnaire technique et le
fonctionnaire délégué du SPW (Service Public de Wallonie) viennent de refuser la
demande de permis unique tendant à implanter un parc éolien à Oreye. Les motivations de ce refus sont
accablantes pour les promoteurs
et pour la commune d’Oreye qui s’était montrée favorable au projet dans
l’espoir de bénéficier d’un intéressement financier. Un mauvais projet au
départ ne pouvait devenir bon par le seul fait d’une spéculation mercantile. La décision de refus se fonde sur :
Toutes ces déficiences graves
avaient été dénoncées par le
comité de riverains
qui se réjouit d’en trouver une confirmation dans la décision des autorités
compétentes. Faut-il rappeler que ces
arguments solides avaient été traités avec beaucoup de légèreté, voire de
mépris, tant par les promoteurs que par
l’administration communale d’Oreye qui, pour toute réponse, avaient accusé les
riverains d’être atteints du syndrome Nimby. Le comité de riverains Vent-Contraire
est bien entendu préoccupé par le réchauffement climatique et encourage toutes les initiatives sérieuses
visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il s’est
cependant toujours opposé au projet
aberrant de parc éolien d’Oreye qui était,
par sa démesure et sa localisation, le parfait exemple du développement
anarchique de l’éolien industriel orchestré par des promoteurs dont la seule motivation est l’appât d’un gain
rapide sans aucune démarche écologique
crédible. Il est
probable que les promoteurs s’acharnent dans leur volonté d’imposer à tout prix
ce projet destructeur. Ils introduiront vraisemblablement un recours auprès du
Ministre Antoine. Le comité de riverains ne doute pas que le Ministre prendra la seule décision qui s’impose au vu
des objections déterminantes à l’encontre d’un dossier particulièrement faible.
Vous avez été très nombreux à venir manifester votre opposition au projet lors de la réunion de clôture d’enquête publique organisée par la bourgmestre d’Oreye ce 12 janvier. Nous vous remercions vivement pour votre présence massive et pour les marques de sympathie que vous nous adressées. Cela nous encourage à continuer notre combat pour que le bon sens triomphe. Vous avez clairement démontré que la population était hostile à ce projet insensé. Les promoteurs du projet n’ont pas réussi à vous convaincre. Vous leur avez dit clairement que vous n’étiez pas dupes. Nous avons beaucoup apprécié l’intervention de Monsieur Heyne, bourgmestre de Remicourt. Après s’être étonné du dépôt du dossier pendant la période des fêtes, il a souligné les faiblesses de l’étude d’incidences et a remarquablement fait la synthèse des nombreux problèmes : menaces sur le milieu biologique, proximité des habitations, risques liés au sous-sol et risques pour la sécurité aérienne en raison de la proximité du radar de l’aéroport de Bierset. Lorsqu’il a conclut en disant qu’il proposerait au conseil communal de Remicourt de rendre un avis négatif, le public s’est levé pour l’applaudir longuement. La bourgmestre d’Oreye continue quant à elle d’ignorer superbement l’avis de la population .Elle s’est refusée à donner un avis qu’elle juge prématuré, alors que le dossier est en cours depuis plus d’un an. Elle a clôturé la séance en laissant entendre qu’elle ferait une proposition financière à Air Energy. Doit-on comprendre qu’elle s’apprête à vendre son village ?
Nous apprenons que Natogora, l’association de protection de la nature, vient de demander le retrait des éoliennes 4, 5 et 6 dans le seul but de protéger le milieu biologique et les espèces animales attirées par les décanteurs d’Oreye. (http://www.natagora.be) |
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